Voila.

Appelez ça comme vous vouler. La fin, l'aboutissement, la rupture, le déclin, l'aneantismant, l'apologie du neant. L'idée est là, comme à des lèvres, pendue, entre deux mots.
Etrange comme cela s'impose. Je ne reviendrait plus la-dessus. La première page que l'on tourne est toujours la plus blanche. Je n'ai rien vu passer, ni venir.
Voilà.
C'est fait. Le vide à venir, plus terrible encore que le vide passé, dépassé.
Voila.

# Posté le samedi 21 juin 2008 19:36

Modifié le dimanche 29 juin 2008 10:52

Tristesse et chocolat.

« Rappelle-toi ! Souviens-toi de ce jour que tu n'as pas vécu ! »

Qui a dit ça ?

Où suis-je ?

La pluie qui vient caresser son visage, et le mien, a un gout-merveille, gout-vermeil, et la chaleur d'un corps. Seulement ses lèvres, seulement ses lèvres et ce contacte enivrant comme la bouteille, que ma mains a lâchée et dont le bruit cristallin ressemble plus à celui d'un verre, d'un souvenir de verre brisé, lointain. Mains qui remontent le long des hanches, lentement, la taille, frémissant, le dos, indistinctement, comme un « nous » improvisé au hasard des gouttelettes immatérielles de mon rêve surréaliste. Sa peau laisse glisser l'eau comme sur les pétales d'une rose. Quelque chose de sérieux dans ce sourire qui m'embrasse, quelque chose de sincère.

Vite, supprimer ce qui est établi, ne plus voir que le réel, ce réel qui m'échappe, cette rose n'en ai plus une, elle n'existe plus, n'est plus qu'une infime réminiscence persistante lors des après-midi pluvieux où l'été se déguise en automne frémissant.

L non plus, elle non plus ! L'oublier. Je l'oublierai ! Je l'oublie.
Ne plus croiser ses yeux, ne plus me laisser submerger par sa simple présence, désormais, et partir quoiqu'il arrive. Bientôt, tout ça me semblera comme éloigné, j'aurais retrouvé distance et froideur. Clame et sérénité. Tristesse et chocolat.

# Posté le samedi 31 mai 2008 10:06

Modifié le dimanche 01 juin 2008 09:37

Abre los ojos

aveugle, pour un temps.

# Posté le jeudi 29 mai 2008 17:51

Modifié le dimanche 01 juin 2008 09:35

phrase ultime de 1h 29

Nous sommes sur le point de vous annoncer que le vol stationnaire de caramels aura une minute de retard, comme tout les pdants, et nous allons bientôt vous prier ne bien vouloir nous en excusez.

# Posté le samedi 24 mai 2008 19:29

Modifié le dimanche 01 juin 2008 09:31

La phrase de 1h15

On ne fait pas d'omelette sans cassé des molécules contrariée.

# Posté le samedi 24 mai 2008 19:16